Comme un avion sans ailes…

Le partage de vos idées est parfois élagage de vos envies... Mais les personnalités négatives recèlent un avantage, celui de vous faire conscientiser votre libre arbitre !

« Tu devrais faire attention. C’est risqué. Ton idée ne va intéresser personne. Penses-tu que l’on t’attende ? Tu n’y arriveras pas ».

Vous venez à peine de présenter à votre interlocuteur votre projet, vos sensations que, déjà, il les rejette.

Surtout ne pas prendre de risques !

Peut-être ne prend-il jamais de risques : sa frilosité est de rigueur. A bien y regarder, elle n’est pas rigueur mais facilité : il est toujours plus aisé de laisser les choses en l’état, de laisser le temps s’écouler, de baisser les bras, de ne pas avoir la maîtrise, l’initiative, et de rejeter sur le « pas de chance » un non-agir récurrent.

Peut-être n’a-t-il pas d’idées, de projets, d’ambitions. Douter des vôtres permet à votre interlocuteur au comportement négatif de ne pas montrer ses faiblesses de rond-de-cuir de la vie.

Quand le partage de vos idées est élagage de vos envies

Dans les deux cas, votre interlocuteur rompt l’échange car il se place en censeur, en rempart, en conseil frigide sans opposer d’arguments. Il ne vous écoute qu’imparfaitement et ne vous demande pas pourquoi une telle idée vous passionne, pourquoi vous êtes motivé, pourquoi vous seriez prêt à déplacer des montagnes ; ni en quoi ce projet est pour vous « stratégique », se place dans une évolution de carrière, est en phase avec votre vision du monde ou reflète votre besoin d’agir. Indéniablement cette personne ne vous comprend pas.

Vous vous doutiez qu’il en serait ainsi… Alors, vous reprenez votre bâton de pèlerin : vous peaufinez la présentation de votre idée a priori absurde et saugrenue. Vous remerciez intérieurement cet « ami » : il vous a permis de consolider les arguments de votre projet. Il vous rappelle aussi que nos actions répondent à une petite voix intérieure : « ce que j’entreprends, je le fais pour moi ; ce que je pense vient de moi. Je suis un être autonome. Je conserve mon libre-arbitre ».

Finalement, cet échange est une bonne nouvelle et vous a permis de faire un grand bon en avant. Et le bond est le préalable à l’envol, comme l’ont montré les frères Wright.

Fondateur de Psychanalyste.Paris. Profil de Serge-Henri Saint-Michel et articles publiés.

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